Le Blog de Françoise Cartron

Pisa 2012 : n'acceptons pas l'inacceptable

Écrit par Françoise Cartron. Publié dans Educations/Formation

J'ai pris connaissance aujourd'hui, malheureusement sans surprise, des très mauvais résultats de notre système d’éducation, mis en exergue par la dernière enquête PISA réalisée en 2012 auprès d'élèves de 15 ans.

Le fait que la France recule une nouvelle fois dans les classements internationaux sonne comme un avertissement, terrible, et justifie l’urgence de ce qu’a entrepris le gouvernement depuis le 6 mai 2012, à savoir la refondation de l’Ecole.

Ces conclusions traduisent également l’échec des politiques éducatives mises en œuvre ces dernières années. La droite n’échappera pas à ses responsabilités ! En 9 ans les élèves en grande difficulté ont augmenté de 30%.

La France a un niveau scolaire qui se situe loin derrière les pays comparables ! Pour les enfants les plus défavorisés, notre pays est désormais l’avant-dernier des 34 membres de l’OCDE !

Ce constat est inacceptable ! 

D’autres pays ont redressé la barre ! Et à quelles conditions ? Tout d'abord par une prise de conscience collective. Espérons qu’après ce nouveau coup de massue, elle le soit dans notre pays ! Les actions qui en découlent doivent ensuite être portées conjointement autour d'un objectif premier : l’intérêt supérieur de l’enfant !

Il ne faudra pas une réforme, mais il faudra toutes les réformes. C’est le sens de la refondation de l’Ecole qui se décline en actions concrètes sur le terrain et qui répond à un impératif : concentrer les moyens sur l’essentiel, à destination de ceux qui en ont le plus besoin.  

Priorité au primaire, rétablissement d’une formation initiale et continue pour les enseignants, affectation des moyens dans les établissements où les difficultés sont les plus grandes. Tout cela est en marche ! Tout cela, nous devons l’accompagner !

Parce que le fossé n'a jamais été aussi grand entre les « bons » et les « mauvais » élèves, et parce que les injustices sociales, sources d'inégalités scolaires, deviennent proprement insupportables !

La réforme des rythmes scolaires participe également de cette ambition d'améliorer les chances de réussite scolaire.  

N'oublions pas que près d’un enfant sur 4 en France n’a aujourd’hui pas les compétences suffisantes pour participer pleinement à la vie en société. 

Ils doivent demain, toute et tous, être en capacité d’écrire, de compter et de raisonner. 

De notre capacité collective à accompagner les changements nécessaires dépend assurément notre cohésion sociale, notre dynamisme économique, notre avenir.

Ni plus, ni moins !

 

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