Le Blog de Françoise Cartron

« Prenez le risque de ce que vous avez envie de réussir »

Écrit par Françoise Cartron. Publié dans Communiqué

C'est avec une profonde émotion que j'ai appris la disparition de Monsieur Stéphane Hessel, grand homme de la Résistance et de notre République, défenseur inlassable des droits de l'homme, d’une élégance, d’une humilité et d’une capacité de mobilisation dont j'étais admirative.

L'année dernière, j’avais eu la chance de le rencontrer à deux reprises. Lors d’un dîner notamment, au cours duquel il avait pris la parole, j’avais été frappée de son enthousiasme, de son sens de l’éthique et de sa lucidité sur notre société, convaincue également de la définition qu’il donnait au combat politique.

Merci Stéphane Hessel

"Il ne suffit pas de s'indigner mais nous devons chercher des voies de façon intelligente" avait-il rappelé. Ce moment de partage, il l’avait conclu par une lecture du poème de Guillaume Apollinaire, « Le Pont Mirabeau »

"Vivre, c'est vivre poétiquement", disait-il encore. 

 

Sous le pont Mirabeau coule la Seine


Et nos amours


Faut-il qu'il m'en souvienne


La joie venait toujours après la peine
 


Vienne la nuit sonne l'heure


Les jours s'en vont je demeure
 


Les mains dans les mains restons face à face


Tandis que sous


Le pont de nos bras passe


Des éternels regards l'onde si lasse
 


 

Vienne la nuit sonne l'heure


Les jours s'en vont je demeure
 


L'amour s'en va comme cette eau courante


L'amour s'en va


Comme la vie est lente


 

Et comme l'Espérance est violente
 


Vienne la nuit sonne l'heure


Les jours s'en vont je demeure
 


Passent les jours et passent les semaines


Ni temps passé 


Ni les amours reviennent


Sous le pont Mirabeau coule la Seine
 


Vienne la nuit sonne l'heure


Les jours s'en vont je demeure

 

 

 

 

 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir